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GIP PÔLE BOURGOGNE VIGNE ET VIN

Impact des polyphénols du vin sur le système immunitaire et la réponse inflammatoire comme acteurs majeurs de prévention nutritionnelle (année 3)

Porteur(s) : Université de Bourgogne

Responsable(s) scientifique(s) : Dominique Delmas (UMR Lipides, Nutrition, Cancers)

Coût total 2016 : 18 000 € (soutien FEDER : 8 100 €)

Financeur(s) : Conseil Régional Bourgogne-Franche-Comté ; Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne ; FEDER

 

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Présentation

Depuis plusieurs années, de nombreuses études épidémiologiques ont soutenu qu’une consommation modérée de vin pourrait abaisser les risques de mortalité en particulier due aux maladies d’origine coronarienne ou de cancers, par comparaison avec le risque observé en cas d’abstinence de vin (Golberg et al, 1999, Clin Biochem ; Renaud et al, 1998, Epidemiology). Ces effets bénéfiques peuvent être dus à la présence de polyphénols ayant un fort pouvoir antioxydant. Au vu de ces données épidémiologiques, nous avons pu montrer que parmi ces polyphénols, le resvératrol, une phyto-alexine retrouvée en particulier dans la pellicule de raisin et dans le vin, protégerait des maladies cardiovasculaires (Delmas et al 2005, Mol Nut Food Res) et serait capable de diminuer la progression tumorale (Delmas et al, 2000 Oncol Rep ; Delmas et al, 2002 Int J Mol Med ; Delmas et al, 2003 J Biol Chem ; Delmas et al, 2004 Oncogene ; Colin et al, 2009 Int J Cancer).

C’est dans ce contexte scientifique que nous avons constitué au sein du Centre Inserm UMR866 un axe de recherche transversal animé par le Professeur Dominique Delmas concernant "l’Apport des polyphénols dans le domaine de la santé". Les objectifs majeurs de ce programme de recherche étaient de mieux comprendre les effets biologiques des polyphénols issus de la vigne et du vin dans le domaine de la santé. Ainsi, nous avons pu montrer en partenariat avec le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB), que, selon le procédé de vinification, les teneurs en polyphénols contenu dans le vin varient ayant alors des répercussions sur leurs effets biologiques. En effet, il apparait que certains polyphénols agissent en synergie alors que d’autres présentent des effets antagonistes dans la prévention de cancers du côlon (Mazue et al. 2014, Food & Functions).

Forts de ces résultats, nous avons développé un projet de recherche transversal en partenariat avec la profession vini-viticole afin de déterminer si les pratiques de vinification influent sur la composition qualitative et quantitative des polyphénols présents dans le vin et par voie de conséquence sur leurs effets dans la prévention nutritionnelle. En effet, la question essentielle restant en suspend concerne l’action des polyphénols du vin sur les évènements précoces à l’origine de la survenue de maladies qu’elles soient vasculaires, cérébrales ou cancéreuses.

Ce projet doit permettre de mieux préciser les interactions entre les différents polyphénols de la vigne et du vin et leurs effets potentiellement préventifs notamment dans l’inflammation chronique qui est un facteur de risque majeur pour de nombreuses maladies en particulier les pathologies cardiovasculaires, auto-immunes et le développement des cancers. Cette inflammation chronique est en lien direct avec le fonctionnement du système immunitaire. Ainsi, une modulation des processus inflammatoires et du système immunitaire serait une cible de première importance en particulier pour les composés polyphénoliques du vin.

Au cours des deux premières années, nous avons pu :

  • sélectionner des vins de bourgogne ayant subi différents procédés de vinification en rouge et déterminer leur composition qualitative et quantitative en polyphénols ;

  • réaliser des extraits sec de ses vins en partenariat avec le Professeur Valérie Schini-Kerth de l’UMR CNRS 7213 de l’Université de Strasbourg, afin d’effectuer les tests biologiques au sein du centre Inserm UMR866

  • effectuer des tests biologiques à partir des extraits secs réalisés afin de déterminer si ceux-ci présentent un effet sur l’inflammation : les résultats obtenus montrent que ces extraits de vin rouge sont capables de diminuer la production de cytokines pro-inflammatoires par les cellules immunitaires, notamment l’IL-17, une cytokine majoritairement secrétée par les lymphocytes Th17.

  • déterminer si la réponse immunitaire peut être modulée par les extraits de vin rouge : les premiers résultats obtenus indiquent que ces extraits de vin peuvent affecter le processus de différenciation des lymphocytes T naïfs en lymphocytes Th17, qui sont des lymphocytes pro-tumoraux et favorisant une inflammation importante.

Nous avons également pu identifier, au sein de ces vins, des composés d’intérêts de prévention nutritionnelle.

Au cours de cette troisième année de recherche, il s’agira :

Phase 1 :

  • de conforter les effets ex vivo/ in vitro des extraits de vin, et d’évaluer leur impact nutritionnel chez l’animal, dans des modèles de souris supplémentées en extraits de vins avec ou sans tumeurs coliques ou en conditions inflammatoires chimio-induites.

Phase 2 :

  • de tester les activités biologiques des molécules identifiées lors de l’analyse des extraits de vin in vitro et in vivo et en particulier leurs effets anti-inflammatoires

 

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Université de Bourgogne